ven
23
jui
2010
Je fais mien
Es-ce une position politique que de défendre les gens qui ont libéré le pays ?
Non, ce n’est pas une position politique que de défendre ceux qui se sont sacrifiés pour que nous vivions libres aujourd’hui. Je les défendrai quel que soit le prix. Je ne considère nullement cela comme une attaque envers quiconque, je considère que c’est une opinion que je me dois d’exprimer et que j’exprimerai toujours. Je suis un nationaliste dans l’âme, parce que je suis un enfant de la guerre. J’ai vécu la révolution de notre pays dans une très mauvaise condition, c’est-à-dire une position où un enfant comprend tout, se souvient de tout, mais n’a aucun moyen de se défendre, d’agir ou de faire quoi que ce soit. D’ailleurs, on oublie souvent de parler des enfants de la révolution parce qu’au moment où un adulte pouvait prendre son parti, il pouvait soit prendre les armes et aller rejoindre le maquis, soit, ma foi, si telle était sa conviction, s’allier avec le colonialiste. Par contre, un enfant n’avait même pas ce choix, il subissait tout simplement. Et c’est dans cette situation que j’ai vécu la guerre, je l’ai subie, et je m’en souviens. Alors, quiconque s’attaquerait à des gens qui ont fait que nous soyons libres, je m’élèverai contre lui.
De Ait Menguellat dans El Watan


