Des hauts et des bas naturellement, comme tout être humain, des rires et des pleurs sur mon chemin sinueux

lun

15

fév

2010

Le coeur fait des stents

Le coeur fait des stents le 15/02/2010 à 07h42

Sur mon lit dans la chambre 218 (un N° de mémoire)mon collègue de chambre qui avait fait un long trajet ,depuis Ghazaouet pour se soigner dans cette clinique flambante. Il fut interpellé par une infirmière pour se préparer à la réparation défaillante de ses artères, la pose de stents son nécessaire pour la bonne circulation sanguine et par là, l'irrigation de toutes les parties vivantes du corps.
Mon collègue de chambre n'avait pas mis beaucoup de temps à se mettre à la disposition du dynamique Pr Bouzazoua et de son assistant Mohammed chargés de cette spécialité.
Un regard compatissant de l'infirmière laissa entendre que je devais être prêt moi aussi à affronter cette intervention cardiaque dite moins lourde par apport à celle, dite à coeur ouvert. 
L'impression de regard se matérialisa par une injonction avec des phrases à structure syllabique. L'ami embarqué dans un fauteuil roulant, l'infirmière ferma la porte derrière elle laissant un silence funèbre dans la chambre
A partir de cet instant mon moi devait s'armer de patience sans limite pour parer aux invités indésirables, tels le stress, l'angoisse et autres maladies neurologiques inconnues de ma personne.
Avais-je peur de la suite qui pouvait -être mortelle ?
Non! Non, parce que je m'étais préparé à toutes les situations sereinement, qu'il valait mieux s'accommoder avec le destin et de toute façon on y pouvait rien. Il faut aussi savoir que quand les principaux organes vous abandonnent, il faut se résigner aux mains de dieu.
La peur à mon sens sert à protéger et créer un courage pour affronter le mal.
Si mes moyens physiques et mentaux me lâchaient irréversiblement de quoi vais-je à avoir peur ? Je ne ferai que suivre le chemin destiné à tous les humains et autres vivants. La sérénité et la dignité seules armes salutaires d'ici bas.
Le fauteuil roulant bouscula la porte d"entrée et me réveilla de mon monde cauchemardesque.
J 'avais peur...d'une éventuelle douleur que je ne pouvais supporter, elle m'avait fait souffrir pendant la première intervention, c'était le blocage des urines, et oui! c'était très douloureux, insupportable, l'infirmier du cardiologue demandait à intervenir pour débloquer, j'avais refusé de crainte d'une aggravation quelque onque.
Le fauteuil était déjà, là, à attendre à ce que ma vieille carcasse se dépose sur son siège.
Le chemin faisant des bribes de pensées sans issus balayaient mes différents hémisphères.
L' ascenseur me donne directement sur l'anti-chambre du bloc opératoire, une autre attente, dossier entre mes mains lu et relu, les le temps me semblait bloqué. Au grincement de porte ou des roues du brancard, au moindre bruit, mon regard se retourna vers cette entrée et sortie, j’attendais impatiemment la sortie de mon ami de chambre pour pouvoir m'y engouffrer avec courage et respect pour l'équipe médicale trés disponible. 
L'après-midi était chaude dans ce couloir, deux avaient été travaillés le matin, travailler, terme utilisé couramment dans cet établissement de soin.
L'infirmier poussa le brancard jusqu'à l'angle, sur le lit mon ami tremblant de froid, Le Dr se dirigea vers une table servant de bureau pour rédiger le rapport d'intervention.
Une dizaine de minutes s'écoulèrent lentement, l'infirmier me fait signe de rejoindre la table entourée de tubes cathodique, de manettes et une grosse tête mobile, probablement à rayons x, conductrice d'image à l'écran. 
Le Dr me lance un " comment allez-vous Mr" en citant le nom et le prénom. Ces bonnes paroles avaient réchauffé mon égo , seulement es ce que c'est le moment d'évaluer la convivialité?
Allongé sur le dos une série de piqûres alimentées mon corps de médicaments nécessaire à une démarche optimale des faits et gestes pouvant générer une douleur.
La tension, le battement de coeur et l' e c g étaient dans l'angle de ma vision, je participais à la surveillance mais l'équipe était plus vigilante , la confiance totale est rétablie entre nous.
Deux heures et demi de manipulations, de calcul, de choix méthodique avaient fini par avoir raison de l'insuffisance circulatoire diagnostiquée sur ma personne ayant entraînée un essoufflement au moindre effort.
La fin comme pour me montrer que rien ne se fait sans sacrifice se termina comme narré dans le cauchemar par un blocage des urines avec une douleur insupportable au point de retarder la visite de mes enfants ,une visite de fin d'opération de crainte de leur donner une image d'échec de l'intervention qui leur fera mal, chose que je ne veux pas leur faire subir.
L'artère grossie par les cathéters dans leur va et vient était pressée par le Dr pour remettre le sang dans sa voie originale, un pansement adéquat était appliqué par les mains expertes de l'infirmier et du docteur. Avec les derniers conseils prodigués par le Dr une infirmière de l'étage est venue me remonter dans ma chambre.

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1 Commentaire

  • #1

    Iken (mardi, 23 février 2010 14:12)

    Bon retablssement cher ami Arezki que Dieu vous garde pour les tiens et pour toi aussi... Longue vie pleinne de vies. votre amie Iken du sit Azazga.

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