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Microcosme d’Arezki Arezki continuait à développer ses sens par le jeu, le rire et les pleures. Les jours passaient sans qu'il ne se rendît compte de son développement psychique et physique, résultat de ses premières phases actives de son épanouissement. C’était souvent sur le dos de sa grand-mère à se torpiller, gesticuler pour voir la réaction et peut-être même à l'énerver, façon de lui dire, qu'il est là, qu'il existe et comptait terminer son jeu de cache-cache de l'épaule à l'autre. De ses premiers sourires il n’en restait que de la gesticulation dans son environnement immédiat. Les pas à venir à l’extérieur du perron de la grande porte familiale face aux situations plus rugueuses restaient à faire. Arezki n'était pas un enfant difficile, il jouait beaucoup avec ses camarades, le jeu passait avant toute autre préoccupation même celle de se restaurer, une grande passion dont il ne se lassait jamais. Quand sa grand-mère voulait sortir chez une voisine et qu’Arezki était en dehors de son champ visuel, elle l'appelait souvent de sa voix aiguë et perçante donnant l’impression d’un appel au, mais il ne répondait pas, il continuait à jouer. Pour l'amadouer elle lui montrait un morceau de galette de blé, seul friandise du moment , pour le faire venir, Et bien non ! il ne venait pas ! Il refusait d'abandonner ses imaginations. Il était physiquement très souple, agile, il aimait les courses, monter sur les arbres jusqu'à la dernière branche, s'il tombait c'était comme un chat, les pieds en premier. Il était d’apparence maligne, réellement il ne l'était pas ; Sa curiosité pour tout ce qui bougeait était son autre passe temps favori, Il observait des fourmis qui amassaient la nourriture pour l’hiver, il écoutait les cigales chanter, il se penchait spécialement pour ces deux espèces parce que sa grand-mère le harcelait de l’exemple de la fourmi travailleuse et économe par apport à la cigale gaspilleuse de temps sans gain nourricier. Arezki saura plus tard que cette fixation sur ses deux exemples venait de sa propre expérience héritée elle-même de sa mère et probablement renforcée par les fables de Jean de la Fontaine qui allaient être apprises, récitées et étudiées à chaque palier de l’école primaire : « La Cigale ayant chanté j'en suis fort aise. Une autre passion et pas des moindres, les oiseaux, Il les adorait pour leur regard alerte, leur écoute pointu et la gaîté offerte aux champs, au vent et aux bergers poètes inspirés par leurs chants sublimes, des sons perçants le fond des âmes pour y loger. Les figures artistiques exécutées en plein ciel fascinaient notre jeune homme, il rêvait souvent entrain de voler en faisant des ondulations et des zigzags entre les arbres. Un phénomène naturel surgissait des entrailles de notre rêveur, mal grés toute la beauté,la magnificence et l’agilité décrit chez l’oiseau, il lui tendait des pièges pour sa viande, poussait par son manque manifeste en protides et autres matières indispensable à sa survie. Ses attitudes physiques présageaient un enfant de corpulence normale et équilibrée. Son visage ovale orné d'une paire de lèvres en relief, sourcils bien remplis, habile dans sa démarche, il faisait penser, qu'il est rusé comme un renard – Il faut se méfier de lui, disaient ses nouveaux camarades, chose qui ne tardait pas à être démentie tant ses relations de camaraderie étaient sans équivoques, sincères et loyales. Le dur apprentissage des débuts de la vie avait fait d’Arezki un enfant sociable, meneur, combatif pour ses convictions, il fallait bien se positionner socialement dans la société par la persévérance et l'audace. Poser les bases d'un fondement de sa personnalité par des corrections quotidiennes de ses relations et de ses approches avec les autres, avec ses parents adoptifs principalement le grand père, dont il fallait reprendre toutes ses qualités, notamment la dévotion aux grands principes organisant la société Kabyle et son imprégnation de la tradition arabo-islamique. Le grand mérite revenait aux adultes du village qui veillaient inlassablement sur la bonne conduite des enfants, ils disaient : un enfant c'est comme un arbuste bien traité, il sera sûrement un arbre producteur de fruit de qualité si tous les soins lui étaient portés au moment de l’accroissement. Les sages du village engageaient individuellement et collectivement leurs responsabilités sur tout ce qui touche à la vie en société. Ils constituaient une mémoire collective, source du savoir pour les enfants de notre génération par l'attention qu’ils portaient : aux choses nouvelles, à la consolidation des repères, à la transmission orale de notre culture, une attention particulière aux liens entre le passé, le présent et l’anticipation de l'avenir. Dans des moments de détresse les parents chargés de notre éducation, faisaient souvent appel aux voyants, charlatans et se dévouaient à certains arbres dits « béni », il y avait aussi des rochers sacralisés sur lesquels on déposait du pain et du sel. Seul dieu pourra récompenser ses grands parents de leurs bonnes actions, l’affection paternelle et maternelle lui manquait beaucoup, il était couvé mais pas assez sécurisé à ses yeux, l'empreinte venait du manque de jeunesse dans sa famille réduite à deux ou à trois antiques. Souvent dans des rixes spontanées ou suscitées entre camarades, les aînés intervenaient pour encourager ou se mettre carrément du coté du frère, cette situation le peinait, lui qui n’avait aucun soutien dans ce genre de situation. Il se sentait solitaire, pour combler ce manque il faisait appel à son ingéniosité en suscitant des alliances circonstancielles, quand les amis intimes n’étaient pas présents même dans ce cas les amis cononcturels d’Arezki agissaient dans la totale neutralité,sachant leur ami est d’une parfaite correction. Arezki, était arrivé avec une génération, pleine de bonté et de sagesse. Ils n’étaient pas nombreux à porter le bonheur des sourires enfantins dans leur foyer en ces moments- là « Qui n'a pas d'enfant n'a pas de lumière dans les yeux ». Disait le proverbe chanté par les femmes de la contrée, une crainte d’extinction de l’espèce humain courait leur coeur. Les villageois étaient sujet à des maladies comme la peste qui avait décimé une grande partie de la population. Ils supportaient une guerre qui n’était pas la leur en homme et en nourriture. La pyramide des âges concernant cette tranche s’était rétrécie de façon drastique, une année ou la courbe de la natalité était la plus basse parmi toutes les précédentes, par le faite de la mobilisation de tous les hommes valides pendant la deuxième guerre mondiale : les uns directement sur les champs de batailles les autres un peu moins physique, comme travailleurs dans les usines d'armements et la préparation des tranchés de défense. Il fallait dire aussi que l'analphabétisme était total, la politique coloniale maintenait par tous les moyens les habitants dansl’ignorance et la pauvreté. Le nombre d’enfants à scolariser rentrait dans le cotât des pourcentages à prendre en charge jusqu'au niveau du certificat d’étude, après, les fils de caïd et autres notables au service de l’occupant aussi certains indigènes en nombre très réduit pouvaient accéder aux écoles supérieures. Ils seraient victimes de liquidation physique par les colons extrémistes à la prémisse de l’indépendance afin de vider la nouvelle administration Algérienne de toute remise en marche après leur départ. Un début d'une scolarisation à peu près normale pour les petits indigènes que nous étions, commençait à se dessiner à travers un petit nombre d’instituteurs autochtones qui voyaient la suite des événements tournés vers une indépendance très proche et une frange de français de gauche, partant de leur principe, de soutient passif à la guerre de libération, contribuaient à donner un embryon de concept éducatif au profit des indigènes. Cette étroite ouverture sur le savoir fera certainement une graine d'élite, selon les normes des enfants indigènes dans un pays colonisé, c'est-à-dire juste apercevoir une petite lumière à l’horizon, écrire, lire les lettres des engagés et des pris d’office dans l’armée et maintenir les liens familiaux avec les familles des émigrés. Cette génération avait rompu, dès la petite enfance avec les jeux dangereux, les corridas gratuites pour dégager le jeune le plus fort (un matador). Ces combats de positionnement se terminaient souvent par une fin ensanglantée, ouverture d'arcade, saignement du nez…Pour se terminer dans une réconciliation imposée par les instigateurs généralement plus âgés. Le temps nous enseignera que ces combats, en réalité étaient très porteurs d’une éducation physique et de lutteur résistant, seulement, ils ne disaient pas leurs noms et que la vrais vie avenir aurait besoin de ce genre d’homme prêt à faire la guerre et la paix par le travail. Un jeu spontanément organisé venait de nature avec sa bonté, son sourire et les enfants s’engaver sans retenu ni modération. Peut-être aussi dans l’intention des adultes éclairés du village, ces exercices encouragés, permettaient une préparation à la guerre de libération nationale ou la vie dans les maquis ajoutée à l’âpreté d’une lutte face à une force incommensurable demandés des apprêts adaptés comme l’engagement militant et la volonté d’arriver aux objectifs définis. Ces sortes de duels acceptés par tous, les rivalités étaient sans motifs ne laissaient pas de place à la rancune et à la haine, elles n'avaient pas de prolongement néfaste sur le reste du groupe encore moins sur l’harmonie des relations sociales entre habitants.
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Des hauts et des bas naturellement, comme tout être humain,
des rires et des pleurs sur mon chemin sinueux


