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La mort de l'oncle Amokrane
Entre les deux prières du soir, un homme frappa à la porte principale d’entrée à un rythme étranger à celui dont ils étaient habitués. Le grand-père soupçonneux, accoura pour ouvrir. La personne de taille corpulente osa péniblement quelques murmures inaudibles, probablement les formes habituelles d’échanges d’amabilités, il ne semblait pas tenir sur ses jambes, tête baissée avec des regards furtifs de l’interlocuteur en quette d’une anticipation à une réaction pouvant entraîner un choc à l’annonce de la nouvelle. Tellement, embarrassé sur l’objet de la visite tardive et la manière de rendre ses mots intelligibles. Sa main grattait la tête à la recherche d’un vocabulaire adéquat ou une idée passe partout. Une suite de murmures se fit entendre de nouveau suivi d’un long silence, puis l'homme du crépuscule lança la nouvelle comme une glace sur la tête qui laissa grand-père de marbre c’était la mort de l'oncle Amokrane qui était annoncée au crépuscule d'une journée pénible. La mort accidentelle d'Amokrane lui avait été annoncée au moment ou, il avait bâti de grand espoir d’une vie meilleur pour sa petite famille, son cœur avait failli exploser si, Arezki ne l’avait déconcentré en s’accrochant sur son pantalon lui rappelant ainsi que la vie continue et son petit fils avait besoin de son affection et sa protection. Il avait fermé la porte extérieure, se figea un instant, certainement pour se préparer à une meilleure disposition à pouvoir informer dans la sérénité le reste de la famille, sa belle fille, sa femme, son petit-fils de la disparition subite du fils aimé, sur qui tous les espoirs étaient permis. La tête lourde de pensées, il ne cessait de la balancer de gauche à droite et de droite à gauche tout au long de la traversée de la cour, il s’arrêtait de temps en temps, jeta un regard en arrière comme pour reposer une question qui avait été omise, il se ressaisissait et reprenait de ses pas indécis, le parcours si long et pourtant court. Le franchissement du pas-de-porte en trébuchant pressentit que l'information n'était pas bonne ou contrariante. Sa femme et sa belle fille n’avaient rien perdu du manège, le moindre tic du vieux était décelé, interprété, le sens était donné et un dialogue était joué dans la tête de chacune d’elle. L’anxiété et l’embarra prenaient le dessus, leurs visages étaient crispés. Le vieux ouvra le deuxième volet de la porte intérieure, un appel à plus d’air ou d’espace car il étouffait. Il pénétra dans la gîte, récita le seul verset coranique qu’il connaissait puis se dirigea directement vers sa femme pour lui dire : – Courage, fille de mon oncle, ton fils vient de rejoindre la maison éternelle et n'oublie jamais que c'est là que nous élirons tous domicile tôt ou tard. À sa belle fille il disait – fille de bonne famille, dieu seul décide de notre destin, nous l'implorons pour qu'il nous arme de courage À son petit-fils le prenant à l’écart il lui disait : –c'est le rythme normal de la vie, un jour on pleure, un autre, on rie. Les hommes ne doivent pas pleurer, va dormir c'est le moment. Ils s'ensuivirent les pleurs et les cris qui alertèrent les voisins, la maison se remplit brusquement. Tous les petits chemins du village donnèrent des hommes et des femmes venus apporter un réconfort à la hauteur de ce triste événement. Le soir même la personne chargée d'informer les gens à partir de la mosquée, faisait entendre sa voix pour leur annoncer qu'il y avait un décès et il invita la population active à venir le lendemain à l'assemblée générale pour un enterrement. L'assemblée générale édifiait la dernière demeure du défunt, collectait de l'argent quand il s'agissait d'une famille nécessiteuse. Elle pouvait aussi aborder d'autres sujets d'intérêt général. La mort était survenue après la deuxième guerre mondiale où la misère était dans tous les foyers du colonisateur et la famine dans les pays colonisés. Un homme dans la famille, pendant cette période, remplissait plusieurs rôles : celui d'héritier, de protecteur, de caisse d’assurances vieillesse, de perpétuation de la lignée par le nom patronymique. Il faut préciser qu'ils ne leur restaient qu'une fille unique la mère d’Arezki, après la perte du fils mort accidentellement à Alger. La douleur d'un fils unique ravit à fleur d'âge ne pouvait passer sans séquelles sur le caractère des parents. C était dans ce climat qui s’étala pendant des années qu’Arezki avait été élevé. Le deuil dura au-delà de quarante jours tant, les vieux étaient aimés par les voisins et les proches. La maison ne désemplissait pas pendant ce temps, chaque visiteur y venait avec sa manière de réconfort et un soutien matériel tel le pain, le lait et la semoule. La vie reprenait à pas de tortue le destin attribué à chaque personne de ce monde, la famille d’Arezki Nath Ali n’avait dérogé à cette loi de la nature, elle en remerciait dieu de leur avoir donnée les moyens de surpasser cette épreuve.
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3 Commentaires
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#1
Ce jeune homme que je n'ai pas pu connaître, il était parti très tôt.
Que dieu ait son âme. -
#2
, c'est tres emmouvant, c'estune epoque que j'nais pas vecu, moi pe etant ,du meme quatier (adhroum), je suis rester emu, en revoyante les veilles maisons , avec leurs portes , en bois epais, qui ne depassee pas 1m50 de haut; j'ai vecus, quelque annees de , mon enfance .des que quelqu'un frappe a la porte , cela donne des frissons., j'ai ecris du n'importe quoi juste ce que passe par la tete, je vous dis une viree sur le site vous la peine ; merci, je termine par ce message, c'etait MERCREDI31 DECEMBRE 2008; que le depart a eu lieu a 00h destination bonheur sur le vol2009; duree du vol 365 jours bagages essentiel:sante, amour; et quelques dinars, BONNE ANNEE
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#3
Oh Amoqrane me fait rappeler une personne que j'ai aimé sans l'avoir vu, ni connu!
Que dieu aceuille cette personne en son vaste paradie!
Courage pour les fleurs qui on perdu l'arbre solide du jardin!
Croyez moi, le fait de lire ces lignes, j'ai des larmes aux yeux! 
Des hauts et des bas naturellement, comme tout être humain,
des rires et des pleurs sur mon chemin sinueux

