Des hauts et des bas naturellement, comme tout être humain, des rires et des pleurs sur mon chemin sinueux

 

                            

                                  Les aieuls 

 

Si Mohand Oumansour âgé de 80 ans en 1892 avait quitté avec son père si Mohand Chérif Oumansour, son village dans la région de Sidi Yahia Ivahriene dans le village de Kissoun dans sa partie Nord, appelée Imansourane, pour s'installer à Ath Ghobri dans le village de Cheurfa n'Bahloul Ben assem. Dans ce village, béni par la protection du saint vénéré Sidi Bahloul Ben Assem, " l'arch nath

Ghobri "était né Si Mohamed Arezki Oumansour, homme âgé de 25 ans en 1867, père de Mohamed Ameziane et grand-père d’Arezki. Il avait deux frères et deux soeurs, « Lounès, Arab Fadhma et Ourdia »

Il avait appris les 60 hizb du Coran en un temps modèle octroyant le titre de " cheikh Arezki " ; ce qui lui avait permis de se faire une personnalité très consultée par les populations en matière de droit musulman, de thaarfith (droit kabyle) et de soigner les gens par la Rokia et les paroles apaisantes.

Sa notoriété dépasse les limites de l'arch pour s'étaler hors des frontières du pays notamment au Maroc. Il y faisait plusieurs voyages par an, tissa des liens solides avec la famille nath Maamar de l'arch

nath Yenni, dont certains membres étaient introduits au palais royal marocain : "  Cette relation existe de nos jours avec la descendance ".

Après la mort de ses parents, Si Mohamed Arezki Oumansour prit le nom de "cheikh Arezki ". C'était à cette période qu'il acheta une ferme avec son frère Arab au lieu dit Chaouffa, à une demi-journée de marche du village natal.

La ferme appartenait à un colon qui avait fait faillite et fut vendue aux enchères par un huissier de justice de l'administration coloniale, résultat peut-être d'une prédiction des saints de la contrée en faveur du cheikh.

On racontait que du temps où il faisait ses études à la medersa, le futur cheikh Arezki disait à ses camarades, du haut du minaret du mausolée de sidi Bahloul ou assem protecteur de la contrée : "

– Venez voir mes deux paires de boeufs entrain de labourer ma propriété à Chaouffa ".

Alors qu'il n'avait pas de toit pour se mettre à l'abri des vents et de la pluie.

C'était en ces années-là que le cheikh recevait des phonèmes lui prédisant son avenir, selon certains compagnons de l'érudit. Les relations avec les notables, les savants, étaient la raison principale de toutes ses activités, une préoccupation permanente de resserrement de liens amicaux et fraternels avec ses paires.

Il se forgea en autodidacte persévérant, une personnalité d'homme hors du commun. Il ne cessa de multiplier des rencontres avec des cercles des pouvoirs et du savoir.

Toute au long des années de sa jeunesse dont il disait souvent, n'avoir pas vécu totalement les péripéties. Il sentit le passage de cette période importante de sa vie d'être humain comme un éclair qui traversa la contrée de part en part sans donner le temps à une appréciation judicieuse de cette étape.

Le grand-père d’Arezki, cheikh Arezki Oumansour s'était installé dans sa propriété avec toute la smala et ses neveux.

 Des gens de toutes les régions du pays le consulter sur la conduite idoine à prendre dans les

conflits entre, frères, familles ou voisins, il se déplaçait de temps à autre sur les lieux de ses connaissances pour rendre visite à des personnes, qui le  consultaient.

Les pauvres, les voyageurs de passage ou seulement des gens en détresse étaient conviés à partager un repas dans sa demeure, un lieu réservait à cette action charitable était fonctionnel de jour comme de nuit.

Cette ferme longeant l'oued Sébaou sur une longue distance, se divisait en une partie plate et une autre en relief, elle était traversée sur toute sa longueur par une route nationale menant vers la capitale.

Dans cet ensemble spacieux, le cheikh recevait souvent des amis, qu'il logeait et nourrissait. Il faut ajouter que ces derniers ne venaient pas les mains vides, l'ouadha était d'usage.

À sa mort, c'était devant sa maison qu'il avait été enterré sur sa demande. Le cimetière familial se remplissait au fil des temps qui cavalcadaient sans répit. Un cimetière est visible de nos jours par les routiers de passage vers la capitale.

Ainsi se résume brièvement le cheminement
                                           de la composante ancestrale d’Arezki.

            A dieu  nous appartenons                         
                            A lui nous retournons.

 

 

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1 Commentaire

  • #1

    Youcef Messaoudene (samedi, 29 août 2009 10:35)

    Tres belle initiative que tu as pris la, a da Arezki. Je ne peux que te felliciter.
    Cette initiative sur l'ecriture de l'histoire des tiens est aussi la notre, celle Ath Ghobri en general.
    Ca ete fort instructif pour moi.
    Merci

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